Je n’ai pas aimé notre tour du monde en famille…

Après 1 an de tour du monde, voici l’heure du bilan. Si, globalement, nous avons pris un pied d’enfer à découvrir une multitude d’endroits et faire de belles rencontres il y a le « dark side » de ce voyage. Et comme on a décidé de faire ce blog pour être transparents, je vous révèle dans cet article ce qui m’a le moins plu dans ce tour du monde. L’idée, comme nous continuons notre vie nomade sans date de retour, est bien entendu de « s’améliorer » afin de trouver le bon équilibre de vie.

Voici pourquoi je n’ai pas aimé faire ce tour du monde :

#1 Il est difficile de profiter de l’instant présent

Faire le tour du monde, c’est passer d’une ville à une autre, d’un pays à un autre. Avaler des kilomètres et en prendre plein les yeux.

Bien que nous ayons ralenti par rapport à nos précédents voyages parce que nous voyagions avec un bébé, nous n’étions clairement pas en mode slow-travel.

Faire un tour du monde comme nous l’avons fait, ce n’est pas des vacances !

Ainsi, il faut toujours préparer la (les) destination(s) suivante(s) : où va-t-on aller ? Comment on y va ? On réserve ? On lit un guide de voyage et on recherche des articles de blog ?…

Avec cela en tête, je dois vous avouer qu’il m’était impossible d’être à 100% dans l’instant présent et profiter de l’endroit dans lequel nous nous trouvions.

#2 Ce n’est pas écolo

En France, nous avons nos habitudes pour être écolo (même si nous avons une bonne marge de progression !) : composter les déchets organiques, acheter en vrac et le plus souvent local et/ou bio, jeter nos déchets recyclables dans la bonne poubelle, nous économisons l’eau et l’électricité… Et puis, tout simplement, nous nous déplaçons moins.

En voyage, tout d’abord il y a l’avion. Écologiquement c’est assez dramatique… Bien qu’il vaille finalement mieux faire un tour du monde que plusieurs allers-retours, surtout pour les destinations lointaines.

Ensuite, il y a les déplacements terrestres. Lorsqu’il s’agit de transports en commun, ça passe. Mais, souvent, en Asie principalement nous avons emprunté des taxis, car cela n’était pas cher. Et dans de nombreux pays nous avons loué des véhicules et nous avons fait des milliers de kilomètres.

Décidément, le bilan carbone de notre tour du monde doit être très élevé.

Rajoutez à cela que dans de nombreux pays (pour ne pas dire la quasi-totalité), et d’autant plus dans les pays en voie de développement comme en Asie, le recyclage n’existe pas. Bouteilles en verre et en plastique, cartons, papiers… Tout finit le plus souvent dans la même poubelle. Et bien sûr, impossible de composter nos épluchures de légumes et restes de repas. Cela fait beaucoup, beaucoup de déchets en plus.

C’est la conscience écologique même qui n’existe pas dans la plupart des pays ! Quand on vous donne un sac plastique pour chaque petit achat, cela fait mal au cœur… Idem pour les assiettes et couverts en plastique…

Je ne vous parle même pas du bio quasiment inexistant partout sur la planète (ou bien planqué !). Il n’y a qu’au Canada où l’on a trouvé que l’alimentation bio était vraiment répandu.

#3 Les autres raisons

Notre tour du monde nous a coûté cher, très cher ! Nous n’avions pas imaginé dépenser autant, nous avons finalement fait ce « grand » voyage sans trop changer nos habitudes par rapport à nos précédents « petits » voyages. Ainsi, nous ne nous sommes privés de pas grand-chose. Restaurants chaque jour, location de voitures, hôtels ou logements confortables et activités que nous souhaitons faire (nous ne sommes heureusement pas de grands consommateurs d’activités et visites, surtout depuis que nous avons un enfant).

C’est parfois contraignant de voyager avec un jeune enfant. Alors, oui, je le redis, c’est possible de faire un tour du monde avec un bébé ou un jeune enfant. Et, globalement, cela nous beaucoup plu. Mais, il y a des jours où c’est fatiguant (surtout pour Laetitia qui a continué d’allaiter Éléanor durant tout le voyage). Surtout lorsque l’on bouge beaucoup et que l’on cherche à voir beaucoup de choses.

Nous avons manqué de liberté. C’est bête à dire, et beaucoup ne le comprendront pas, mais j’ai trouvé que nous n’avions pas la liberté de profiter réellement des endroits que nous avons aimés. Pour être libre, nous avons choisi de prendre des billets d’avion au fur et à mesure plutôt qu’un billet tour du monde avec lequel il aurait fallu établir notre itinéraire presque complet avant de partir. Cependant, dans la réalité, bien que nous ayons choisi notre itinéraire au fur et à mesure, nous avons souvent réservé les billets d’avion un peu en avance pour éviter de payer le prix fort. De plus, pour entrer dans certains pays il faut absolument présenter un billet d’avion pour en sortir… Ainsi, sauf quelques exceptions, lorsque nous arrivions dans un pays nous savions déjà où et quand nous partirions ensuite. Impossible dans ces conditions de rester dans un pays plus longtemps que prévu, ou de changer sa prochaine destination au dernier moment…

Je n’ai pas mis à jour ce blog autant que je l’aurais souhaité. Ce blog que vous lisez en ce moment a été créé au début de ce tour du monde. Je souhaitais y relater toutes les belles aventures que nous allions vivre, mais aussi vous faire vivre les coulisses d’un voyage avec un bébé. En parallèle, j’avais comme projet de faire une multitude de courtes vidéos pour diffuser sur facebook les endroits ou activités que nous allions voir ou faire. Au final, je suis plutôt frustré, car le bilan est mitigé. Je n’ai pas fait autant d’articles ou de vidéos que j’aurais aimé le faire… Et parfois, j’ai le sentiment de l’avoir fait un peu trop à l’arrache.

Je n’ai pas eu assez de temps pour travailler. Pour vivre cette vie, il faut bien des sous ! Et pour avoir des sous, il faut travailler. Mon travail consiste à créer et maintenir des sites Internet que je monétise. C’est idéal pour pouvoir voyager. Tout ce qu’il me faut pour travailler, c’est une connexion Internet et du temps. Pour Internet, pas de problème il y en avait quasiment partout. Mais, comme pour le blog, c’est le temps qu’il m’a manqué pour travailler. Heureusement, mon entreprise n’en a pas trop souffert, mais j’ai été de nombreuses fois frustré d’avoir beaucoup d’idées, mais pas le temps de les concrétiser…

Parfois, mon espace de travail était franchement très sympa !!

Ce qu’il aurait fallu faire, et ce qu’il faudra faire à l’avenir :

Vous me voyez peut-être venir. Toutes ces raisons qui font que je n’ai pas aimé faire le tour du monde ont un dénominateur commun.

Vous ne voyez pas ? Vraiment ? 😉

Ce dénominateur commun est le rythme trop chargé de ce voyage. En partant, nous l’avions dit, et même écrit : désormais ce sera slow-travel ou cela ne sera pas !

Nous avons plutôt bien démarré avec les premiers pays : Sri Lanka, Bali et Birmanie où nous passions du temps dans chaque endroit, sans chercher à trop en faire. Profiter de la vie locale et des rencontres étaient suffisants pour nous. Le rythme des mises à jour de ce blog et des petites vidéos que j’ai diffusées à l’époque sur facebook en témoigne…

Après, nous avons accéléré malgré nous le rythme. Nous avons vu beaucoup de choses, avalé les kilomètres. Nous en avons pris plein la vue et nous avons des souvenirs plein la tête, ça, c’est sûr. Mais, cela a également créé de la fatigue (et parfois des tensions entre nous 3). Et de voyageurs, nous sommes souvent redevenus touristes (il n’y a aucun jugement de valeur ici, juste une constatation).

Alors, que faire à l’avenir ?

Nous concernant, nous avons remarqué que ce qui nous rend le plus heureux est de passer du temps dans un même endroit quitte à ne pas avoir grand-chose à faire (notre expérience dans les plantations de thé au Sri Lanka a été une révélation) : s’imprégner de la vie locale, rencontrer les habitants, fréquenter les parcs et aires de jeux pour Éléanor et visiter les alentours.

Cela nous rend plus heureux, car cela génère moins de fatigue et de stress (à bouger tout le temps, à devoir faire des recherches sur les visites, les moyens de transport, etc.).

Cela permet également de faire plus attention à l’environnement (trouver des points de recyclage, des boutiques où acheter bio ou local, moins de déplacements, se faire plus à manger nous-mêmes…).

Et, globalement, cela coûte toujours moins cher (on négocie plus facilement un logement sur plusieurs semaines, on se fait à manger, on ne loue pas de véhicule…).

Un des meilleurs moments de notre voyage, cette maison au milieu des plantations de thé où nous avons passé une semaine à ne (presque) rien faire !

Maintenant que le voyage est notre mode de vie (car, oui, à présent que nous sommes rentrés de tour du monde nous poursuivons notre vie nomade), nous ne pouvons plus faire tous les jours les touristes.

Il est important d’avoir du temps pour travailler, jouer avec Éléanor, s’ancrer un minimum localement (même si c’est temporaire) et, tout simplement, vivre.

Les visites touristiques c’est OK car quitte à voyager autant voir des endroits incontournables, mais comme dans une vie normale pendant des périodes de vacances ou de week-end dans notre vie nomade ! Pas tous les jours !

Il faut bien faire des erreurs pour s’améliorer. Nous en ferons encore jusqu’à trouver le bon équilibre entre voyages et vie quotidienne, c’est certain. Mais c’est là toute la beauté de ce mode de vie nomade que nous avons choisi : nous avons finalement du temps pour essayer des choses, nous corriger, réessayer et puis finir par trouver le compromis qui convient à tous les membres de la famille !

Affaire à suivre, donc… 🙂

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