Viens mon enfant, fuyons. Sur ces routes du monde nous t’emmenons.

Viens mon enfant, fuyons. Sur ces routes du monde, nous t’emmenons. Égoïstes et inconscients, paraît-il. Que pouvions-nous faire d’autre ? Te livrer à cette société moribonde. Ne pas te voir grandir, t’épanouir ? Sur les routes nous oublions tout. Des états d’urgences aux politiques vendus. Sur les routes nous construisons tout. Notre pensée se façonne. Nous fuyons mais imaginons l’avenir. Ton avenir. Notre avenir. Plus sereinement.

Un autre monde est possible. Une autre façon de vivre s’impose. Loin des consommations, des éphémères et de ces gouffres de débilité. Tout cela se crée au jour le jour dans notre fuite. Nécessaire et utile. Et ton sourire à te glisser naturellement et naïvement dans ces cultures et toutes ces couleurs de peau. Naïvement ? Pas forcément. Peut-être il y a autre chose que l’affrontement. Tout cela tu l’as en toi. Tu portes notre volonté de changement. D’être de meilleures personnes loin des bien-pensances. Avec toi, mon enfant, nous faisons des bons en avant. Par et pour toi.

Fuyons pour aller de l’avant. Cela s’impose. Cette société nous rendait aigris. Vivants mais morts. Laissons leur les petites phrases et leurs élections télévisuelles, leurs guerres et son pendant, le terrorisme, les querelles gerbantes de déchéances de nationalité et d’identité nationale.

Le voyage c’est aller d’un point A à un point B. Bien sûr rencontrer le monde et ses merveilles. Mais aussi le voyage intérieur. Le voyage libère des peurs. Le voyage introspection.

Paraît qu’il va y avoir des élections. Paraît qu’on doit encore voter pour le moins pire. Paraît que son ennemi était la finance. Notre ennemi à nous ce sont les illusions.

Le temps d’une année – au moins -, nous laissons cela de côté pour découvrir, réfléchir et te regarder mon enfant avec la bienveillance qu’il t’est dû. Je ne suis plus des luttes, je n’y crois plus. Le dieu pognon a tout raflé, même les miettes qu’il pouvait laisser aux peuples auparavant. Désillusions.

Il y a autre chose à inventer donc. Nos cerveaux fourmillent d’idées pour retrouver la rage. L’envie. Nous allons trouver, nous n’avons pas le choix maintenant que tu es sur cette terre. Là serait l’égoïsme. Te laisser un monde bien pire que celui que l’on a trouvé et ne rien avoir tenté de faire pour y remédier. Nous allons nous battre pour toi, pour ta génération sacrifiée sur l’hôtel des puissances. Remettre du lien et de l’humain là où ils ont tenté de nous diviser. Bâtir des sociétés parallèles sans eux. Et même des châteaux en Espagne s’il le faut. Montrer, démontrer que réellement un autre monde est possible. Dans le partage, la solidarité et la tolérance.

Et cela sera ton héritage, tu en feras ce que tu en voudras mon enfant…

Allez, viens, je t’emmène sur mon dos s’il le faut… 🙂

Recevez nos prochains articles directement par e-mail !

Pas de SPAM et vous vous désabonnez quand vous le souhaitez !

27 réflexions au sujet de “Viens mon enfant, fuyons. Sur ces routes du monde nous t’emmenons.”

  1. Moi aussi cette société me donne des envies de partir et de faire vivre autre chose à mes enfants. Je ne me sens pas du tout à ma place dans cette vie, où l’argent et la consommation à outrance sont maîtres. Nous essayons de la fuire comme nous pouvons.

    Répondre
  2. coucou je vous suis ,depuis votre départ , je comprends cette envie de fuir , mais quel pays respecte ses habitants ??? car si on gratte derrière chaque gouvernement dans le monde c’est pareil , et c’est les pauvres qui en patissent
    que ça sois en afrique et ailleurs , j’ai 62 ans j’ai eu la chance de naitre a la campagne dans les années 50 ans ou tout le monde s’aidaient , il y avaient pas de tracteurs ou si peu enfin mes grands-parents en avaient pas , pour aller a l’école c’était a pied 6 km et pas que du plat loin de la , j’avais 5 ans ……… Maintenant pour faire 500m les gens prennent leur voitures…..
    j’ai pas eu la chance de voyager , mais quand ma fille en 2009 est partie seule 1 an en nouvelle -zélande même si en tant que maman je me faisais du souci j’étais heureuse pour elle , la elle a envie de repartie car elle aussi étouffe dans cette vie , elle est coiffeuse et s’épanouie plus en ce moment dans son metier , comme dit la chanson « il est ou le bonheur , il est ou? peu etre simplement respiré …
    Je vous souhaite pleins de belles choses a vous 3 ……….. Lili…

    Répondre
    • C’est vrai, c’est partout pareil et même bien pire dans la plupart des pays. Mais c’est vrai que s’il est difficile d’échapper à l’actualité en France on y échappe très bien à l’étranger. Voilà tout… on ne se fait pas d’illusion sur les autres pays et on ne crache pas sur notre pays non plus. Il y a de belles choses à prendre et à s’inspirer partout, même chez nous. Nous préférons voir cet aspect que leur degeulasseries de magouilles politiques et financières 😉
      En tout cas, merci pour ton message et à bientôt !!

      Répondre
    • Et quelle bataille ! Perso, je trouve que tu te débrouilles pas mal. Tu es pleine d’ambition et de belles initiatives pour ta famille et pas seulement ; tu t’investis beaucoup dans la vie locale. C’est un bel exemple pour tes enfants, ils n’ont pas besoin d’écrits ils voient tout ça au quotidien ! 😉
      Laetitia

      Répondre
  3. Il est 7h du matin, vous dormez encore mes amours. Je viens de découvrir ton texte, écrit tard hier soir lorsqu’a mon tour je dormais. Les larmes ont coulées. Parce que dans ce voyage, ces « vacances », c’est toi qui organise, écrit, travaille pour qu’il puisse continuer. Tu sais si bien transcrire les mots qui sont dans mon esprit. Tu nous porte toutes les deux sur ton dos pour que nous puissions avancer physiquement et spirituellement. La route est longue pour moi, j’espère qu’elle sera facile pour notre fille. Et j’espère surtout, qu’un jour nous la porterons tous les deux. Tu es merveilleux, merci d’avoir croisé ma route il y a 8 ans.

    Répondre
  4. Je partage cette profonde réflexion pleine de sens et d’amour… Dans 5 jours, je fais un pas en avant vers cet ailleurs que je veux leur faire connaître, leur transmettre… Ce n’est pas encore un voyage, juste l’amorçage d’un changement nécessaire pour leur apporter une vie plus douce.
    Le voyage sera pour dans 2 ou 3 ans ou peut être avant… En attendant, je vous lis avec plaisir !!

    Répondre
  5. Michel & Chantal

    Super ! ta philosophie de la vie , votre expérience, je l’ai faites en 1968 sauf que j’étais célibataire et je suis allé moins loin : Suisse, Autriche et Allemagne.

    Répondre
  6. Bonjour Tony, Laetitia,

    Ton texte tony m’a transporté, je ressens ce sentiment, cette volonté et cette rage d’ouvrir mes enfants au monde qui les entoure. Ensuite Laetitia, ta réponse m’a touché, tes mots tout simples sont tellement justes et de l’amour à gogo se dégage de ce texte. N’est ce pas, juste cà, l’importance de ce voyage intérieur …. En tout cas, prenez soin de vous, à très vite, je l’espère, sur les routes du monde. Audrey

    Répondre
  7. Très beau texte, très inspirant, et éclairant…Si le monde n’était peuplé que de gens comme vous, ce serait le paradis sur Terre ! Continuez comme ça, votre philosophie de vie donne la pêche !

    Répondre
  8. Bonjour,
    J’ai découvert votre blog hier soir… et ai déjà lu, avec beaucoup d’enthousiasme, plusieurs de vos articles. J’aime beaucoup le recul que vous apportez dans vos articles et en même temps l’aspect très personnel et investi. Maman depuis bientôt un an, toutes ces questions que vous abordez, je me les pose également… Votre blog est une belle histoire, un beau voyage riche de sincérité et de bienveillance, que je vous remercie de partager avec nous.
    Je vous souhaite de belles futures aventures…

    Répondre
  9. Magnifique texte ! C’est exactement ça et je souhaite offrir ce même type de vie à mon bébé !
    Vous êtes notre inspiration, merci pour ce blog.

    Julia

    Répondre

Laisser un commentaire

Partagez cet article :

Cet article vous a plu ? Partagez le en un clic à vos amis :
%d blogueurs aiment cette page :