Vivre dans un camping-car en famille : loin des belles photos instagram, la vraie vie de tous les jours…

Vivre dans un camping-car en famille, c’est notre vie désormais depuis presque 2 mois. Loin des clichés de liberté et d’osmose familiale véhiculés notamment par les comptes instagram (dont le nôtre !), c’est aussi des galères et des coups de blues. Cette réalité, nous en témoignons par transparence et pour rendre compte de notre expérience. Vivre avec ses enfants dans un petit espace 24h/24 et gérer le quotidien sur la route, voici ce qui peut – parfois – gâcher un peu cette magnifique expérience de liberté que procure le voyage en camping-car…

Vivre avec ses enfants dans un camping-car

Gérer des enfants dans un espace réduit notamment avec comme nous des enfants en bas âge (2 mois et 3 ans) n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Les images de bonheur d’enfants qui courent dans les prés, se baignent dans des rivières sauvages, ramassent des fleurs… sont… vraies. MAIS, il y a tout le reste : le quotidien. S’habiller, manger, faire des activités, des visites, aller se coucher… Vivre en camping-car avec ses enfants, c’est avant tout vivre 24h/24 avec eux. Sans école, crèche ou grands-parents pour avoir le temps de souffler.

Dans notre cas, avec un bébé de 2 mois (pourtant cool, mais ça reste un bébé !) et une petite fille de 3 ans en pleine crise du Terrible 3 (on avait échappés au Terrible 2, mais là on est en plein dedans) nous n’avons pas beaucoup de temps pour souffler. Pas beaucoup de temps pour nous, sauf quand ils dorment, soit entre 22h et 8h en général (et Victor se réveille bien sûr la nuit). Et comme nous sommes fatigués, nous en profitons pour dormir !

Notre volonté d’être des parents bienveillants et d’adopter une attitude de parentalité positive en prend parfois un coup avec Éléanor… Et bien souvent, la fatigue aidant, cela crée des conflits entre les parents. Ce qui n’aide pas à détendre l’atmosphère, là où l’on devrait être plus soudés pour réussir à garder la patience nécessaire pour affronter les crises.

Pourtant, ils sont si mignons… Vous ne trouvez pas ? 😉

Gérer le quotidien sur la route

Vivre en camping-car, loin de l’idée d’une liberté absolue c’est avoir une petite routine quotidienne. Il faut tout ranger et sécuriser avant de partir, faire la cuisine, manger et faire la vaisselle dans un petit espace, trouver un lavotomatique pour les machines très fréquentes avec des enfants (et comment on fait sécher ? arg !), faire le ménage… Il faut aussi remplir en eau propre, vider les eaux usées et, beurk, vider les toilettes chimiques (vivement les toilettes sèches !).

Au quotidien, c’est aussi trouver où l’on va aller – ce que l’on veut visiter, voir, faire. Se laisser porter par le hasard, oui, pourquoi pas ; mais au risque de tourner un peu en rond ou de s’engager dans un chemin pas adapté à un si gros véhicule. Cette liberté de pouvoir aller où l’on veut crée paradoxalement une frustration : si on peut aller partout, par quoi on commence ? 😉

Enfin, il faut trouver l’endroit où dormir. Le spot idéal. Bref, le plus instagrammable possible. Il faut absolument se réveiller avec une vue magnifique, sinon à quoi bon vivre en camping-car ? (Et dans les faits, avec les enfants et la routine quotidienne à gérer, la vue magnifique on en profite très peu le matin…). Dans la réalité, on cherche parfois longtemps un endroit où dormir (trop isolé, trop près d’une falaise, d’une rivière, mauvaises vibes…) pour finir, souvent, dans une aire de camping-car. Si certaines sont superbes, très nature et parfois avec des jeux pour enfant à proximité, parfois, on se retrouve parqués, les uns sur les autres. Et ça, ce n’est franchement pas instagrammable ! Je ne vous parle même pas de Paulo, notre chien, qui aboie dans la nuit en risquant de réveiller tout le camping-car à cause des bruits et aboiements à l’extérieur lorsque l’on se trouve sur des aires surpeuplées !

aire de camping car

On est d’accord, ça fait franchement pas rêver là !!

Finalement, on laisse tomber le camping-car ?

Le tableau dressé est assez sombre, j’en conviens. C’est la réalité, ou plutôt une partie de la réalité. Car à côté, il y a énormément de moments fabuleux, à commencer par des rencontres avec des gens passionnants, des paysages incroyables et des moments partagés en famille – presque – parfaits.

Vivre avec ses enfants en camping-car revient pratiquement au même que de vivre avec ses enfants à la maison. Et ça, camping-car ou pas camping-car, c’était notre choix de ne pas confier nos enfants. Et cette expérience ne remet pas cela en cause, nous savons que nous nous orientons vers l’IEF (Instruction en Famille), voire le unschooling (on dit « apprentissages informels » en français). Mieux encore, le voyage en camping-car nous permet de côtoyer plus de personnes différentes qu’en restant enfermés dans une maison : c’est une richesse pour nos enfants de rencontrer d’autres adultes et d’autres enfants. C’est une richesse AUSSI pour nous, adultes.

Notre choix, toujours indépendamment de la vie en camping-car, avait été de s’orienter vers une parentalité douce et respectueuse de l’enfant ; ce que l’on appelle « bienveillance éducative ». Alors, en ce moment on en chie (un peu, il faut relativiser tout de même : Éléanor est une petite fille adorable et intelligente) mais c’est un pari pour l’avenir. Nous espérons faire de nos enfants des êtres équilibrés, respectueux et éclairés. L’avenir nous dira si nous avons eu raison, mais nous croyons dur comme fer à ce choix d’éducation.

Enfin, il y a ce quotidien qui parfois nous pèse. À la maison, ce serait plus simple c’est certain (pas de w.c. à vider et un lave-vaisselle qui simplifie la vie) ; pourtant, cette routine, finalement, est parfois rendue difficile uniquement par la fatigue accumulée

Nous savons que ce moment ne durera pas, que nos enfants grandiront, deviendront plus autonomes, que nous respirerons à nouveau un peu plus bientôt et que nous sortirons la tête de l’eau. Les crises passeront, les réveils nocturnes s’espaceront. Certains s’imaginent que nous sommes esclaves de nos enfants ; c’est vrai que nous nous consacrons corps et âme à nos enfants, jusqu’à parfois l’épuisement, mais à côté, quand même, on n’a pas une vie dégueu. On voit du pays, on rencontre des gens d’une gentillesse inouïe, on vit des expériences de fou et, the last but not the least, nous voyons nos enfants grandir et s’épanouir.

Finalement, on est un peu comme en vacances tous les jours ; et que seraient des vacances en famille sans tensions et engueulades ? 😉 😀

Finalement, la vie est belle !!! 🙂 😀

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  1. Cricri Répondre
  2. Bibiane Répondre
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    • Tony Répondre
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